Mes contes                                                                    


Le conte laisse tant d'espace au moment présent! 

Je raconte dans le jardin de la folie quand elle invite ses amis, se dévoile alors la création du monde émanant du corps d'un géant, se présentent  les époux d'un soir et dans la nuit la peau d'un monstre maudit se métamorphose devant une robe de soleil. A la lisière des bois les fées  dansent, tendres ,guérisseuses et prophétesses l'invisible frémit de leurs mélodies. Il est possible d'aimer dans le premier jardin du monde, possible aussi de voir passer le serpent chantant parmi les hautes herbes et les plantes piquantes, de boire aux fontaines de jouvence et de suivre l'envol de l'aigle sur les terres amérindiennes., d'écouter les voix des arbres de tous les mondes,  de donner vie aux broderies, de croise des sorcières qui ont des trous dans le dos, des marâtres aux yeux de hyènes.Tout quitter et se rencontrer soi-même dans un tourbillon de sable au désert.                                                                                                                        



Bravant tous les obstacles les contes se transmettent, les coeurs se dilatent, les yeux s'ouvrent et les oreilles entendent les crépitements des feux magiques de ces voyageurs insatiables de sens, d'humour et de liberté.


Sous le soleil africain Menguée s'en va au palais de moussa et chante pour le figuier tandis que loin de là la petite Marouchka rencontre dans la steppe enneigée assis sur de grosses pierres les douze mois de l'année.Les vieux pêcheurs connaissent dans les palais sous-marins les sirènes des côtes pacifiques.